Les statistiques à l’épreuve des statistiques

L’article « Characteristics of Statistical Studies of Characteristics », récemment publié dans la prestigieuse revue Journal of Advanced Imaginary Statistics soulève la question fondamentale de la persistance et la pérennité des résultats des études statistiques et propose une approche novatrice pour la résolution de ce problème.

Les auteurs y adoptent une position intermédiaire entre la position sceptistique, qui affirme que la question n’a aucun sens, puisqu’il est impossible de délimiter un ensemble clair et précis d’études statistiques, et la position fixiviste, qui affirme qu’une délimitation claire et précise d’études statistiques est possible mais limitée dans le temps. Selon eux, il serait possible d’obtenir une étude statistique à l’instant t de toutes les études statistiques ayant précédé la publication de cette étude, mais dès la publication de cette étude, l’ensemble des études statistiques n’est plus le même et donc le résultat est certes historiquement valable, mais il n’est plus actuel.

Après avoir rappelé le principe de disparition, issu d’un autre récent article novateur de l’un des auteurs, « Making the Disappearing Studies Disappear », selon lequel il est possible de rendre négligeable le degré d’incertitude introduit par l’existence d’études statistiques inconnues ou disparues, et, par conséquent, absentes des données de l’étude statistique sur les études statistiques, les auteurs affirment que le problème des fixivistes peut être résolu en augmentant leur définition d’études statistiques d’un concept de voisinage, autrement dit de l’ensemble de toutes les études statistiques pouvant avoir lieu à partir des études statistiques initiales.  Ils démontrent alors qu’en prenant successivement le voisinage maximal ou complet, on obtient une suite dont il est possible en théorie, mais plus ou moins difficile en pratique, de déterminer les caractéristiques.

Le niveau de l’argumentation technique des auteurs étant complexe, nous ne la reprendrons pas et nous nous contenterons de survoler une application de leur technique à la question suivante : « combien d’études statistiques présentent leurs résultats sous forme de tableaux ? »

En analysant les études statistiques existantes, et en s’appuyant sur le principe de disparition, les auteurs parviennent au résultat suivant, valable pour les études statistiques précédant leur étude :

Études statistiques faisant usage d’au moins un tableau pour présenter leurs résultats92,678 %
Études statistiques sans tableau7,322 %

Puis, à travers une application récursive ingénieuse de la loi générale sur les tableaux, ils démontrent que ce pourcentage aura tendance à augmenter légèrement jusqu’à atteindre 95,3688%.

L’article est également gagnant de l’édition la plus récente du prix μ-annuel de la Queue Fine. Lors de leur discours à la cérémonie de remise, les auteurs ont notamment donné un aperçu de leurs résultats à venir sur les études statistiques récompensées d’un prix sur les études statistiques récompensées d’un prix.

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